POUR UN PEU DE RECONNAISSANCE
A force de se faire « maltraiter », A force de laisser les autres profiter Ma patience au fil des années M'a peu à peu abandonné. Je n'ai plus envie de me laisser berner, Avoiner, chagriner, embobiner. J'ai juste besoin d'un peu de respect Pour simplement échapper A tous ceux que je fuis Et tout ce qui me détruit. Des petites attentions de rien, Ne peuvent que faire du bien. Un mot gentil, un geste, Un baiser, pour que tout le reste Passe dans les limbes de l'oubli, Qu'il n'y ait plus de conflit, Et que je vive enfin en paix. Sans ne plus avoir à m'agripper A des bouées de secours, A de pauvres discours. J'ai besoin de me libérer Pour pouvoir seulement espérer Mettre enfin de côtés mes soucis Mes responsabilités, qui m'ont endurci Pour que je vive enfin tranquille Et que mon existence devienne plus futile.
PASSE, PRESENT, FUTUR
Quand ta vie, au fil des années Comme du pain sec, s'est émiettée Il ne faut surtout rien regretter Et continuer sans te retourner. Le passé reste ce qu'il est Il n'y a plus rien à créer. Devant toi, s'ouvrent de multiples voies Ce qui te laisse l'embarras du choix A toi de savoir, laquelle emprunter Avec toutes latitudes pour t'adapter. Le futur n'existe pas C'est toi qui le crée à chaque pas. Chaque seconde constitue ton présent Et les décisions se réfléchissent Se prennent et se vivent à l'instant Et ainsi la trame de ta vie se tisse. Existe, seul le présent Et c'est lui, qui a engendré ton passé Et esquisse ton avenir.
QUELQUE CHOSE EN MOI
Il y a des jours, où revient l'insouciance Où je mets de côté ma conscience. Quelque chose en moi Renaît de ses cendres Quelque chose en moi Qui me permet d'attendre. Des jours où tout me revient en mémoire Où tout me paraît plus noir. Quelque chose en moi M'attire vers le fond Quelque chose en moi Dans lequel je me morfonds. Des jours où la vie suit son cours Où, seul compte le parcours. Quelque chose en moi Me pousse au combat Quelque chose en moi Qui me conduit vers là-bas. Là-bas où se dessine mon avenir, Où j'oublierai jusqu'à ton souvenir
POEME QUI FAIT MAL
Même au milieu de la foule Sans prévenir les idées noires déboulent. Insidieuses, elles m'assaillent Et m'attirent vers le soupirail Qu'est le trou noir béant Que pourrait être mon néant. Chaque jour se résume à une lutte Où le noir et le blanc se disputent, Où chaque arrivée est un tourment Et chaque départ un soulagement. Où l'envie de vivre et de sortir S'opposent au besoin de m'ensevelir Où chaque action demande un effort Pour paraître quelqu'un de fort. Je voudrai redevenir, moi, simplement. Celle qui vivait étourdiment Prenait les choses comme elles venaient Et mettait les soucis entre guillemets. Mais à force, de masquer, de dissimuler, Mes sentiments, je me suis mutilée. J'aurai dû hurler mes tourments et ma haine, Devenir une femme arachnéenne Pour, dans mes fils t'emprisonner Et t'empêcher de me nuire à jamais.
LA PASSANTE
Depuis des années, avec moi, tu joues Soufflant le chaud et le froid Et sans cesse, il faut que je déjoue Tes piéges posés tel des octrois. Tu me trompes une fois de plus Essayant de me cacher tes vérités Sous une mauvaise foi absolue Derrière laquelle tu t'es toujours abrité. Je ne peux plus croire en ta personne Tu m'as trop menti et délaissé Et je ne suis plus cette pauvre conne Qui souvent a encaissé Ton mal-être et tes bobos. Oreille attentive et compatissante. J'abandonne désormais le flambeau A ta nouvelle « passante ». Tu espères pouvoir encore me berner Mais de la dernière pluie Je ne suis pas née. Et maintenant je me languis De m'éloigner de toutes tes perfidies De tes délires et tes colères De tes mensonges et comédies Et qu'enfin s'estompent mes galères.
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